Vous avez dit folklorique?

08 juin 2011

UNO

1210-md-uno-logo

Uno propose un jeu dont le concept est simple : à partir du lundi 6 juin des cartes Uno s’affichent dans les rues et dans la presse, chaque création comporte un code qui permet de jouer en ligne sur la page Facebook :

http://www.facebook.com/UNOLAB

Si vous voulez jouer, vous trouverez sur la carte à la suite de ce message un code qui vous permettra de rejoindre la partie et pourquoi pas de tenter de remporter de nombreux cadeaux : 1000 Montres, 200 Jeux Uno Display & 40 Jeux Uno Deluxe.

Cinq cartes différentes sont diffusées sur CanalBlog, à vous de les découvrir pour augmenter vos chances. Attention, il faudra être inscrit sur Facebook pour participer !

Et, comme un anniversaire c’est avant tout s’amuser, cette année il y en aura pour tous les goûts : des gourmands aux vacanciers en passant par les fans du festival Solidays, Uno se plie en 4 pour faire jouer tout le monde !

 

BLOG7

Posté par calligraphy à 22:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


15 octobre 2009

Cornes de Muse... et pourquoi pas, d'abord ?

Bagpipes

                

Bon, on savait que ça faisait du bruit, ces bêtes-là. Le genre de bruit qui fait fuir les vaches dans les prés à 15km à la ronde et qui fait couiner les belles-mères.

               

Instrument non seulement de torture (désolée ^^) mais aussi de musique, à vent et à anches, la cornemuse existe sous une bonne centaine de formes différentes. Et le premier sonneur, repéré vers le IIIème siècle après Jésus-Christ, était gaulois. Même pas écossais, comme on pourrait le croire. Inventée à plusieurs endroits en même temps, preuve sonnante et parfois trébuchante que les grands esprits se rencontrent (sauf que là, ils ne se sont visiblement pas concertés avant... les concerts, c'est venu plus tard), elle porte autant de noms que d'endroits et de formes. Les Grecs de Thrace l'appelaient Askaulos, et Diodore de Sicile a décrété qu'elle avait été inventée par le berger sicilien Daphnis, que sa mère nymphe avait abandonné dans un bosquet de lauriers. D'où le nom de la bête, car les premières cannes de cornemuse se faisaient dans des tiges de lauriers. Chez les Romains, la cornemuse se nommait Tibia Utricularis, et selon Procope, c'était au VIème siècle l'instrument de l'infanterie romaine. Après, on s'étonne qu'ils ont eu un grand empire. Enfin. Les deux peuples tombent quand même d'accord sur un point, et c'est pour affirmer qu'ils ont reçu la cornemuse des Barbares (ceci expliquerait-il cela?). Ces barbares étaient Gaulois (tiens tiens) pour les Romains, Galates pour les Grecs. Si la cornemuse s'est retrouvée en ancienne Egypte, c'est également grâce aux Celtes : des mercenaires Galates de Léonnorios, accompagnés de leurs familles, se trouvaient dans le delta du Nil durant la période Ptolémaïque, en 278 avant notre ère.

               

Maintenant, sur une échelle bien plus grande, on trouve le plus de cornemuses au même endroit à St Chartier grâce à George Sand et à ses Maîtres Sonneurs. Instrument pastoral à l'origine (ben fallait bien faire partir les vaches, non?), elle a développé au fil des siècles un répertoire bien à elle qui culmine avec la musique de la Cour et la musique militaire. Wikipédia nous explique que l'adjonction de son réservoir permet un jeu puissant et sans effort, et qu'il suffit de rajouter des tuyaux supplémentaires pour décupler la puissance sonore de la bête.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cornemuse

                

Photo0059

Si ça, c'est du jeu sans effort...

PICT0021

...qu'est-ce que ça, ça doit être !

Posté par calligraphy à 13:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , ,

26 septembre 2009

Du bon usage d'un accordéon...

Musiqueux_d_linquants
             

On dit bien que le gentleman, c'est celui qui sait jouer du banjo... mais ne le fait pas. Et s'il en était de même pour l'accordéon ?

            

Instrument traditionnel par excellence, Wikipédia nous explique que l'accordéon est un "instrument polyphonique à clavier, utilisant des anches libres excitées par le vent variable d'un soufflet actionné par le musicien". Soit. Il a reçu pas mal de noms d'emprunt en son temps : piano du pauvre, piano à bretelles, boîte à frisson, branle-poumons, boîte à chagrin, soufflet à punaises, dépliant, calculette prétentieuse, boîte à soufflets et boîte du diable (faut régler ça avec les mecs de la Basse-Bretagne : on dit boest an diaoul là-bas !).
            
Le 7 mai 1829, l'Arménien de Vienne Cyrill Demian dépose le brevet de l'"accordion" avec ses fils Carl et Guido. Un mois et demi plus tard, Charles Wheatstone dépose lui aussi un brevet à Londres pour un "symphonium" (prémisses du futur concertina dont le brevet attendra le 8 février 1844). En 1863, Paolo Soprani fonde la première industrie de l'accordéon - fisarmonica - à Castelfidardo, qui est considéré (avec Stradella) comme le berceau mondial de la boîte du diable. Castelfidardo héberge un musée international de l'accordéon et y organise chaque année un concours international.
            
En France, on retrouve principalement Cavagnolo de Lyon, Accordiola de Sarlat et Maugein Frères de Tulle, ainsi que Dedenis de Brive, qui a été pendant très longtemps le siège de la première industrie de l'accordéon en France. Outre ces petites fabriques, plusieurs luthiers français fabriquent des instruments sur mesure, principalement destinés aux musiques traditionnelles. C'est ce qui s'est passé à St Chartier, pour ceux qui retiennent ce que je vous raconte.
            

17 juillet 2009

L'ambiance du lieu

Tout a commencé avec George Sand, ce qui fait un début bien contradictoire car c'était une demoiselle bien contradictoire ^^. George Sand passa la plus grande partie de sa vie à Nohant (Indre), où elle écrivit la majeure partie de son œuvre. Pour célébrer le centenaire de sa mort, en 1976, le comité George Sand, créé pour l’occasion, décida de faire revivre certains lieux décrits dans ses romans. Dans l’un d’entre eux,  « Les Maîtres Sonneurs » écrit en 1853, George Sand met en scène les rivalités entre musiciens du Berry et du Bourbonnais. Elle décrit, entre autres, les rites initiatiques de la confrérie des Maîtres Sonneurs, joueurs de cornemuses, qui se déroulaient dans les souterrains du château de Saint-Chartier, et les « examens de passage » pour devenir cornemuseux, organisés à l’Auberge du Bœuf Couronné du village. Michèle Fromenteau et Jean-Louis Boncoeur choisirent donc le château de Saint-Chartier, situé à 3 km de Nohant, pour créer une animation axée autour de la musique traditionnelle qui réunirait pour la première fois en un même lieu des musiciens, des amateurs de musique et de danse et des fabricants d’instruments. Le but des Rencontres étant de montrer tous les aspects de la vielle et de la cornemuse à travers le temps et l'espace. 

Depuis, le château des Maîtres Sonneurs est devenu le lieu où l’on s’attache à «promouvoir les instruments et les musiques traditionnelles, par les rencontres entre les luthiers, les instruments et les publics ». Chaque année, en juillet, il accueille dans son parc ce qui est devenu le premier festival européen de musiques traditionnelles, avec son Salon de Lutherie unique en son genre et ses quelque 35.000 entrées.

Cette année, c'était la 34ème édition du Festival, qui a eu lieu non pas à St Chartier même mais au Château d'Ars, quelques kilomètres plus loin.

 

Il y avait des cornemuses, des bombardes, des binious, des veuzes...

 

PICT0031
               
PICT0060 PICT0032
                
PICT0070     Photo0099     PICT0119
               
PICT0068 PICT0117
                  
PICT0035
                     

Il y avait des vielles à roue...
               

PICT0037
            
PICT0088 St_Chartier142

PICT0062     St_Chartier143     PICT0065

St_Chartier152 PICT0103
            
PICT0038

 

Il y avait des violons, des violoncelles...

 

PICT0091

Photo0072 PICT0080

St_Chartier161     PICT0022     PICT0092

Photo0045 PICT0001

PICT0081

 

Il y avait des harpes, des cithares, des bouzoukis...

 

PICT0005
               
PICT0051 PICT0003
                        
PICT0012     PICT0017     PICT0100
                     
PICT0019 PICT0053
                        
PICT0071

 

Il y avait quelques flûtes...

 

PICT0074

PICT0075 PICT0111

St_Chartier151     PICT0024     PICT0076

PICT0015 PICT0124

PICT0076

 

Il y avait quelques rares percussions...

 

PICT0073 PICT0098

PICT0094

 

Et il y avait des dizaines d'accordéons...

 

PICT0146

PICT0057

PICT0056     PICT0049

PICT0036     PICT0046     PICT0048

PICT0163     St_Chartier139

St_Chartier162

PICT0047

 

C'est photogénique, un instrument de musique en bois, finalement ^^. L'accumulation de luthiers divers et variés en un seul endroit a provoqué une cacophonie mémorable par endroits, car on pouvait entendre sur un chemin de dix mètres de long des gens qui essayaient des accordéons, des luthiers excités, des sonneurs qui sonnaient et qui trébuchaient en groupe, des gens qui essayaient d'essayer des flûtes... ça, en général, ça avançait pas beaucoup, parce que les mélodies diverses et variées émanant de toutes parts rendaient la flûte, naturellement timorée, carrément inaudible...

Je suis repartie avec une flûte à bec soprane en ré, fabriquée en érable, toute belle, toute douce au toucher, toute légère, c'est ma petite plume, j'en suis amoureuse. C'est le luthier anglais barbu et chevelu Tim Cranmore qui a fabriqué ça, il était tout étonné qu'une compatriote à lui puisse vouloir de l'une de ses flûtes... il était moins content lorsque je lui ai trouvé un accent du nord... et son site, Malvern Minstrelsy, c'est ^^.

Bonne journée !

 

15 juillet 2009

St Cha... teau d'Ars 2009

St_Chartier_affiche

                      

 AVANT

             

L'année dernière, le problème était classé d'avance. Quelques Virouneux y allaient, et j'ai pu dire en toute confiance : non, j'y vais pas, je peux pas, j'ai pas le temps. Cette année aussi, j'avais une excuse, une circonstance atténuante : je suis en plein déménagement, faut que j'enlève mes meubles, faut que je passe un coup d'aspirateur partout, faut que je nettoie, ça sent l'eau de javel, il y en a partout, j'avais oublié que les tâches de javel sur un t-shirt noir finissent par se voir. Mais quand on joue dans un groupe traditionnel - ou, pire, dans deux groupes traditionnels - quand on est en contact avec des musiciens et des luthiers d'un peu partout, quand on évolue et quand on se sent bien dans ce milieu, difficile de ne pas entendre parler de St Chartier quand approche le mois de juillet.
            

St Chartier ceci, St Chartier cela... c'est beau, disent-ils. Soit. Et alors, ça mérite que l'on y passe cinq jours à faire et à écouter de la musique? On y va une journée, disent-ils. Chez Coindeau aussi, j'y suis allée une journée, c'était très bien. Qu'est-ce que ce fameux St Chartier a de plus? Il y a plein de luthiers, disent-ils. Plein de vendeurs, donc. Ils vont proposer leurs instruments à tout le monde, et j'ai pas les sous pour ça. On s'arrangera, disent-ils. Tu parles qu'on s'arrangera. Tu pourras essayer plein de flûtes à bec, disent-ils. Ca devient déjà plus intéressant, car ça fait des années que je voudrais acheter une flûte de luthier et que je ne peux pas pour diverses raisons. Faut que tu viennes, disent-ils. Mouais. Bon. Si j'y vais, vous arrêtez de m'embêter avec ça, vous me laissez tranquille, d'accord? J'y serai allée. Terminé.
         
J'ai vu le site internet, moi aussi. http://www.saintchartier.org/fr/accueil.php, ça s'appelle. J'y apprends que l'entrée est non seulement payante, mais chère, et que le festival n'aura pas lieu à St Chartier même mais à quelques kilomètres de là, au Château d'Ars. J'ai regardé les photos, moi aussi. Oui, c'est beau. J'ai lu les articles, moi aussi. Oui, c'est intéressant. Mais tout ça me fait peur : plein de gens, qui vont jouer de la musique, je voudrais bien jouer avec eux mais ils vont jouer des morceaux que je ne connaîtrai pas, et eux ne connaîtront pas les miens. Plein de luthiers qui vont sauter sur tout le monde, mais je suis étudiante, j'aimerais bien trouver une jolie flûte mais ça va être difficile cette année. Tous ces musiciens qui se lèvent et qui dansent quand l'envie leur prend, mais où est-ce qu'ils apprennent ça? Je pensais que c'était une compétence merveilleuse et bien pratique qui s'auto-programmait dans le cerveau et les papattes à l'arrivée dans un groupe folk, mais il paraît que c'est comme tout, ça s'apprend.
               

APRES

            

Des luthiers partout. Ils étaient 130 au bas mot, dans des petits stands verts avec des petits panneaux rouge et blanc pour annoncer qui ils étaient, d'où ils venaient et ce qu'ils vendaient. Bernard Loffet, Jeff Barbe et plein d'autres étaient présents. Et des gens partout, aussi. Je ne sais pas combien on était, c'était difficile à dire parce que le site du Château d'Ars est considérablement plus grand que celui de St Chartier, m'a-t-on dit, et il y avait tellement de gens dans tous les coins que c'était difficile d'évaluer leur nombre. Mais c'était agréablement réparti, dans la forêt et dans la cour du château, et on pouvait se balader, respirer, c'était sympa comme tout.
       
C'est quand même particulièrement spécialisé, le festival de St Chartier. 50% de cornemuses, bombardes, binious et veuzes en tous genres : logique, car l'origine du festival était une réunion de maîtres sonneurs, c'est George Sand qui l'a dit (Les Maîtres Sonneurs). 25% d'accordéons : Höhner, Loffet, Castagnari et beaucoup d'autres dont les noms m'échappent : des accordéons de toutes les tailles, toutes les formes et toutes les couleurs, parfois avec des paillettes ou des dessins, parfois des rosaces, rouge, blanc, noir, bleu, tout y était. 10% de vielles à roue, dont un vielleux complètement allumé qui faisait des sons fantastiques avec une vielle violette, il était marrant et il avait rameuté une foule pas possible autour de lui. Et les 15% restants étaient partagés entre des flûtes irlandaises ou traditionnelles, des violons, des instruments anciens et un peu de percussions. Un luthier spécialisé en flûtes à bec seulement, et qui avait trouvé un moyen sympa de sonoriser de telles flûtes, c'était Philippe Bolton : il perçait un petit trou sur le côté de la flûte, où il vissait un micro-ceinture et reliait tout ça à un système de sonorisation. Il y avait aussi des non-instrumentistes : deux stands avec des accessoires pour instruments, des sortes de quincaillers fascinants où il y avait des petits trucs qui brillaient, attirant sans savoir à quoi ça servait ; et deux menuisiers, avec du beau bois, de l'ébène, de la palissandre, du buis de plein de tailles et plein de formes, ça sentait bon chez eux ^^.
                
Beaucoup de visiteurs du genre hippie magnifique : des cheveux longs, des braids et des dreads, des vêtements amples, des couleurs vives, des turbans, des boîtes à instruments personnalisés avec une tonne de trucs intéressants qui pendouillaient et qui brillaient... Le type même du festivalier. Pas de boue, mais de la poussière, des kebabs et du thé chaud : Woodstock sur l'Indre.

Ce n'était pas tout à fait comme je l'imaginais, j'ai été surprise et un peu déçue, mais il y avait de très bons côtés qui m'ont plu. Il y avait des petites formations qui ont joué dans l'après-midi, des gens qui écoutaient, mais peu de gens avaient amené leurs propres instruments, pensant trouver de quoi jouer là-bas. Du coup, difficile d'établir un contact musical, et je n'ai vu personne danser, sinon dans le cours de danse qui avait lieu sur un grand parquet à droite, là, quand on rentre. Mais les luthiers étaient bien moins envahissants que dans mon imagination. Ils vous laissent venir, ils vous laissent prendre les instruments, faire mumuse avec, les reposer, en prendre d'autres. Ils vous donnent des conseils si vous en demandez, sinon ils vous laissent tranquilles, demandent peut-être s'ils peuvent vous aider, c'est tout. Ils voient tellement de gens qui viennent et qui repartent qu'ils ne se posent même pas la question de savoir si vous allez leur acheter quelque chose : ils vous laissent faire. Ils sont arrangeants, gentils, certains proposent même des "prix festival" sur leurs instruments. C'était fort agréable, ma foi. Plusieurs nationalités différentes se sont rencontrées pendant ce festival, et j'ai pu entendre en stéréo de l'anglais d'un côté et de l'allemand de l'autre, c'était drôle. Je suis  même repartie du festival avec une flûte à bec soprane en ré, vendue par un luthier anglais qui était tout étonné qu'une compatriote vienne jusqu'à St Chartier pour repartir avec une de ses flûtes...
          
Plein de photos à venir : je récupère tout ça ce soir et je balance tout sur le net ! Il y aura de belles photos des instruments, et quelques festivaliers des plus typés, quelques photos du site... je tenterai de communiquer efficacement l'ambiance du lieu, comme on dit ^^.
               

Photo0076

Photo0063 Photo0068

Photo0049

 

Posté par calligraphy à 04:15 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,


11 juillet 2009

Comme quoi l'harmonica, ça mène à plein de choses ^^

Dany_Souriau_invite
                   
Oyez, oyez, mesdames, mesdemoiselles, messieurs.
               

Du 17 au 19 juillet, vous êtes conviés - que dis-je? - convoqués à l'atelier "Empreintes d'Argile" à Leigné sur Usseau, dans la Vienne. Une jeune et jolie céramiste du nom chantant de Dany Souriau vous présentera ses travaux en matière d'argile : elle fait de très belles choses, ça vaut le coup d'oeil. De plus, lors du vernissage et certainement dans les jours suivants, un groupe folk local assurera l'animation musicale : accordéons, guitares, violons, clarinettes et plein d'autres instruments intéressants (et les gens qui vont avec) s'accorderont sur des scottishes, des bourrées, des mazurkas, des maraîchines, des avant-deux et bien d'autres mélodies qui feront danser les papattes des passants.
               

Dany_Souriau
Dany Souriau
             
Dany_Souriau_vase
Travaux de Dany Souriau

             

En plus, madame est partageuse. Regardez donc avec quelle aisance et avec quelle dextérité époustouflante elle invite trois autres messieurs-dames pour partager sa salle d'exposition et faire connaissance avec le public. C'est ainsi que vous pourrez également retrouver Françoise Cardon, atelier Vélodon à Vouneuil-sur-Vienne, qui fabrique de très jolies choses en bois flottés et en fleurs séchées ; Alain Donnadieu, qui sculpte le métal d'une manière tout à fait charmante ; et Noëlla Marronneau, qui fait de l'art floral du plus bel effet (mais dont les photos - s'il y en a - sont introuvables sur Internet : si vous avez ça, je vous écoute !).

            

Fran_oise_Cardon_bois_flott_s
Travaux de Françoise Cardon
                
Alain_Donnadieu
Alain Donnadieu et l'une de ses métalsculptures

a_fleur_de_terre_002
A Fleur de Terre - Travail de Noëlla Marronneau

               

Retrouvez Dany sur son site : les Patchworks de la Terre (si c'est pas beau, ça).

                  

01 juillet 2009

Bal'Taquin

Bal_Taquin_copie
                                     

Un nouveau site prometteur en développement :
http://baltaquin-folk.over-blog.com/

            

Pour une fois, ce n'est pas l'habituel blogueur égoïste dans mon genre qui étale sa vie sur des pages que personne ne lit, ni l'artiste immodeste qui se jette des fleurs en pavanant ses tableaux - souvent retouchés - sur Internet. Ce n'est pas non plus un amas de photos de personnes qu'on ne connaît pas, bouteilles d'alcool à l'appui, avec un blogueur ou plutôt une blogueuse qui proclame qu'unetelle est "sa meilleure amie" alors que la semaine dernière, elle disait que c'était une autre telle, sa meilleure amie. Au contraire. C'est un blog sympa, vert, bien présenté, bien écrit, qui présente des informations sur les manifestations musicales de la région et qui réunit plein de musiqueux traditionnels du Poitou et d'ailleurs.

                

Déjà, Internet fourmille de critiques positives sur ce nouveau site :

Bal'Taquin enchaine les coups de maîtres blogosphèriques comme d'autres les saucisses de Francfort. Cette fois-ci, avec Bal Taquin Folk, Bal'Taquin nous fait voyager dans son univers si particulier, et pourtant si accessible. On n'en croit pas ses yeux. Ce blog est un vrai régal, un vrai bonheur. Je n'ai qu'une chose à dire : Merci Bal'Taquin !

Signé : Lisabuzz


Conclusion : ça vaut le détour. L'idée, c'est que tous les membres du groupe puissent écrire des articles et publier des images à leur guise. Le résultat, ce sera un site mis à jour régulièrement (car un site tenu par une personne seule est soumis à de nombreuses intempéries, mais un site tenu par plusieurs personnes connaîtra un regain quotidien d'enthousiasme communicatif), intéressant et qui verra le monde de la musique folk de plein de manières différentes et innovantes.

          

Bientôt chez les Virouneux...

 

26 juin 2009

Grand débat avec moi-même

A_roplane_du_Coglais__Andro_Hanter_dro_Klamm__Angoise_du_Pays_de_Rets
Partitions bretonnes
                              

SUJET DE PHILOMUSICOLOGIE - SESSION DE JUIN 2009
             
La musique est-elle une occupation accessoire pour qui n'en vit pas?

             
          
OUTILS
               

  • Ce n'est effectivement pas un gagne-pain, donc on peut dire que la musique est accessoire dans le sens où l'on n'en vit pas.
  • Ce n'est pas nécessairement l'activité principale du musicien, même en-dehors du travail, c'est donc une activité accessoire.
  • La musique rentre officiellement dans la catégorie des loisirs pour qui n'en vit pas.
  • Si la musique est un loisir, elle n'est donc pas une activité qui doit être prise au sérieux.
  • Si la musique n'est pas prise au sérieux, elle enjoint le musicien à ne pas se prendre au sérieux et à ne pas prendre la vie qu'il mène au sérieux.
  • Si le musicien n'est pas sérieux, il devient amateur, futile, superficiel et volage.
  • Si le musicien devient futile, la musique devient futile, et est de ce fait une activité accessoire. L'importance qu'elle revêt pour le musicien est réduite à néant sur l'échelle de la vie, car le musicien lui-même devient futile et superficiel, n'existant plus aux yeux de la société et n'existant plus à ses propres yeux.                   
                           

Upstairs__jig_

Partition irlandaise

            

  • Tout ça pris en compte, la musique est et demeure une activité sociale qui permet de se lier avec d'autres gens et de s'intégrer dans la société.
  • La musique peut être très importante pour le musicien et peut énormément lui manquer s'il ne la pratique pas pendant un laps de temps donné.
  • Si la musique lui manque, il sera en carence et pourra faire un certain nombre de bêtises.
  • S'il fait un certain nombre de bêtises, il peut récolter un certain nombre de sanctions personnelles, publiques ou juridiques.
  • S'il récolte un certain nombre de sanctions, il pourra encourir de fortes reproches de la part de la société dans laquelle il tente de s'inscrire grâce à la musique.
  • La musique lui aura donc servi à s'intégrer dans la société mais aussi à s'en aliéner.
            

Conclusion : la musique est quelque chose de particulièrement dangereux, car elle fait semblant d'intégrer le musicien dans la société et dans la vie tout en l'en aliénant et en réduisant à néant le but de son existence.

                        

21 juin 2009

Fête de la Musique

Badge_Musician_Band

                  

C'est la fête de la musique ! (pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué).

Les Virouneux joueront à 15h15 à la Place des Peupliers (entre la Rue des Cités et la Rue des Iris) à Buxerolles. Dans l'après-midi, comme ça, tranquillement : exprès pour vous, qui êtes là, qui attendez le soir pour faire quelque chose d'intéressant, vous voyez, on vient vous chercher, on joue une musique envoûtante et ensorcelante pour faire danser les papattes des passants, ça vous plaira, vous verrez.

Le programme :

Polka du Centre-France
Suite de Rondeaux
Avant-Deux de Courlay
Chapeloise à Jules
Suite de Marchoises
La Jument de Michao (andro)
Bourrée des Dindes
Valse à 30
Cercle Circassien
                

On vous attend, on vous guette... non, quand même pas, mais chez les musiciens, on prend tous un plaisir immense à faire danser les gens, un plaisir tout aussi immense que celui que prennent les gens en question à danser sur notre belle musique. Logique.
                
Dans tous les cas, c'est là où je serai cet après-midi, une fois que j'aurai fini de prendre des notes pour ma soutenance de mémoire (dit-elle, en flânant sur eBay et sur Facebook...).
             

17 juin 2009

Flûte d'Angleterre ^^

P1020464

 

La flûte à bec est un instrument ancien qui a une belle et longue histoire. Wikipédia l'explique mieux que moi ^^. Flûte à bec, flûte douce, flûte droite, flûte à huit trous ou même flûte d'Angleterre, elle a un tas de noms et telle qu'on la connaît maintenant, elle semblerait dater des années 1300. Des consorts de flûtes de différentes époques existent, notamment les consorts Renaissance, et les flûtes prennent des formes différentes au fil des siècles et des pays : il y a plein d'illustrations intéressantes ici.

Le répertoire de la flûte à bec s’étend du Moyen-Age au XVIIIe siècle. Son véritable âge d’or se situe entre la Renaissance et la première moitié du XVIIIe siècle. On peut parler par exemple des nombreuses compositions de Van Eyck, Monteverdi, Vivaldi, Hotteterre ou Händel. Après un silence de plus de 150 ans, les compositeurs du XXe siècle remettent la flûte à bec en valeur, notamment Hindemith, Britten ou Kodály. Comme pour les autres instruments à vent, la musique contemporaine a beaucoup développé les possibilités techniques de l’instrument, recherchant ainsi de nouveaux moyens d’expression.

Les conservatoires expliquent qu'une flûte à bec, ça s'apprend vers huit ou dix ans. On peut commencer plus tôt, mais on commence généralement l'étude de ce joli instrument au collège, où une flûte en plastique est introduite de force dans les mains gluantes des petits collégiens pour qu'ils en sortent des bruits et des sifflements absolument infernaux. Comprenez-moi bien : je n'ai rien contre l'apprentissage de la flûte à bec au collège, mais je ne considère pas que ça doit être le seul instrument disponible. En Angleterre, les collégiens apprennent de la flûte, certes, mais aussi de la clarinette, du saxophone, du violon, du piano ou des percussions. Ca peut être cacophonique au début, mais chacun a un rôle et s'y tient, et ça permet l'installation d'un orchestre complet d'école dès la fin du primaire ou le début du collège (le système est légèrement différent du système français, mais c'est une autre histoire). On encourage les enfants à débuter un instrument de musique dès leur plus jeune âge, et l'école prête énormément d'instruments pour que les enfants puissent les essayer et choisir leur préféré. Comme l'apprentissage des langues étrangères, l'apprentissage de la musique est quelque chose qui se fait en général à un jeune âge, et l'école anglaise estime que ça relève de son devoir de permettre (et non de forcer) aux enfants de découvrir toutes ces choses à l'âge où ils pourront les apprendre facilement.

             
P1020471

P1020486     P1020488

P1020466     P1020467     P1020468

P1020482     P1020475

P1020496

 

Et pour info (parce qu'on m'a posé la question), une flûte à bec se démonte comme ça :

 

P1020465

16 juin 2009

Flûte

P1020488

             

Après la présentation de ma bêbête, mon amoureux, ce violon qui fait (ou plutôt qui fera, un jour, peut-être) chavirer les coeurs, je présente désormais le fidèle compagnon qui m'accompagne sous différentes formes depuis maintenant douze ans : la flûte à bec.

J'ai appris à jouer avec une flûte à bec en plastique pendant les premières années, et dès l'entrée au conservatoire, ma future professeure a refusé net de me faire cours tant que je n'aurais pas fait l'acquisition d'une flûte soprane en bois. Le bois de prédilection fut le buis - étymologiquement, on retrouve Buxerolles, ce qui prouve que le hasard fait bien les choses - et c'est cette flûte-là, que j'ai depuis mes 16 ans, qui est désormais ma flûte préférée et celle qui m'aime le plus, elle se lâche et fait des sons merveilleux depuis quelque temps, on dirait qu'elle a trouvé son registre.

         

P1020466

 

A gauche sur la photo, la flûte en buis. Elle a vécu un peu, on va dire : le bec est usé, et le pied s'est fendu en deux il y a quelques années et a dû être refait par un luthier charentais nommé Marc. Il disait toujours qu'il n'avait pas le matériel pour refaire un pied de flûte à l'identique, mais il s'en est très bien sorti et je n'ai pas eu d'autres problèmes depuis.
A droite sur la photo, une autre flûte soprane, en olivier cette fois-ci. C'est mon acquisition la plus récente, car elle date de l'année dernière seulement. L'intérêt d'avoir deux flûtes identiques, c'est qu'au fur et à mesure de l'utilisation de l'instrument, celui-ci se remplit d'eau et ne fonctionne plus. Donc le temps qu'une flûte sèche, il faut pouvoir continuer à jouer, et il faut donc un deuxième instrument. Et encore, deux flûtes sopranes, ce n'est pas énorme dans le cadre d'un groupe folk où l'utilisation est relativement intensive : une troisième flûte est en cours d'étude. J'aurais aimé acquérir une flûte en grenadille, un bois noir proche de l'ébène mais moins fragile, mais le déblocage de la flûte en buis m'a convaincue d'en trouver une autre strictement identique, car le son est vraiment hors pair.

 

P1020467

          

La flûte alto, présente sur la photo ci-dessus, a un doigté différent des sopranes. Là où les flûtes sopranes sont en do, et ont un doigté identique à celui du saxophone soprane pour ceux que ça intéresse, la flûte alto est en fa. Ce qui signifie concrètement : tous les morceaux appris sont à redéchiffrer, et les notes ne s'appellent plus de la même manière. La clé de lecture reste la clé de sol. Le son est plus grave - plus la flûte s'allonge, plus le son devient grave - et plus timbré, on peut produire une mélodie plus douce et plus sensuelle. Coqueluche de la plupart des flûtistes "sérieux", l'alto est la flûte dont on se sert le moins dans la musique folk, car il faut jouer avec plein d'autres instruments. Jouée seule, l'alto combine la beauté et la practicité, car le son est charmant et l'instrument maniable, comparé au son perçant de la soprane ou à la lourdeur de la ténor. Mais jouée en groupe, son ambitus médium ne lui permet pas de se distinguer, et sauf quelques décibels supplémentaires, on ne remarque pas la présence de l'instrument dans le groupe. Si on rajoute le fait que la musique folk présente souvent des variations aiguës à jouer à la flûte à bec, l'alto est belle mais pas vraiment pratique.
C'est également une flûte qu'il a fallu acheter à l'entrée au conservatoire, et c'est également une flûte en buis. Ca fait plusieurs années que je l'ai, et elle m'a toujours été fidèle : je ne la maîtrise pas encore, mais elle a compris que ce n'était pas elle qui commandait, alors s'est installée entre nous une cohabitation relativement paisible.

 

P1020468

            

La flûte sopranine, ou piccolo, est la plus petite et la plus aiguë de mes flûtes à bec. Elle a la même tonalité et le même doigté que la flûte alto, et c'est une acquisition relativement récente également, car les deux qui sont présentes sur la photo sont arrivées l'an dernier d'un magasin de musique poitevin nommé Thévenet. Pourquoi deux? Parce que comme c'est une flûte qui est petite et assez peu utilisée au conservatoire, j'ai hésité à en faire l'acquisition, et pour être sûre que je ne faisais pas une bêtise, j'ai préféré acheter d'abord une flûte à bec sopranine en plastique. C'est la flûte noire. J'ai tenté quelques morceaux avec cette flûte-là dans les répétitions des Virouneux, et une fois percés les tympans des musiciens, ils se sont habitués et ont même accepté l'idée que ça pourrait être intéressant d'avoir une flûte à bec supplémentaire. Donc j'ai fait l'acquisition du piccolo en érable : un bois peu onéreux dans la fabrication des flûtes à bec, car ça reste un instrument mineur par rapport à la soprane.

 

P1020469_raccourci
                     
P1020479_raccourci

             

A ces instruments, on peut désormais rajouter la flûte à bec ténor : le grand machin noir, là, en bas. Celle-ci est utilisée au conservatoire dans les consorts, c'est-à-dire lors de la musique d'ensemble : elle est relativement peu étudiée seule, et peu d'élèves en possèdent une, c'est généralement le conservatoire ou les professeurs qui les prêtent. Une simple Yamaha en plastique, celle-ci tente de me dompter depuis Noël 2007, mais elle n'a pas encore eu le dessus. Elle sonne d'une manière jusqu'alors inconnue au bataillon, notamment lors des mélodies lentes et graves telles que des valses, et accompagne très joliment l'accordéon ou la guitare sur des morceaux comme Miz Kerzu.

La ténor a le même doigté que la flûte soprane, et se joue généralement en clé de sol, mais on trouve des morceaux faits pour la flûte ténor en clé de fa, notamment par un monsieur nommé Hotteterre. Je travaille actuellement un très joli morceau de lui, qui n'a absolument rien à voir avec la musique folk : c'est du pur classique, mais ça me plaît tout autant, car même si j'ai intégré un groupe folk, je n'abandonnerai jamais mon répertoire classique à moi.

Une flûte à bec ténor en bois est sur ma liste de courses pour le futur, mais comme le prix de ces bêtes-là est très élevée et que ce n'est pas la seule sur la liste, elle attendra que je trouve un travail rémunérateur et que je devienne une grande demoiselle ^^.

               

P1020470
             
P1020472

P1020480
               

P1020496

                  
                     

15 juin 2009

Etincelles

P1010994

                     

Ils ont joué, ils ont dansé, ils ont sauté par-dessus les braises. Le feu s'est éteint, la danse a repris, la musique aussi. Une gigouillette pour la route, puis une polka, une mazurka, une bourrée. La soirée s'est terminée par un cercle circassien réunissant tout le monde, et un jeune couple est venu nous réclamer "une p'tite valse", qui a fait danser quelques amoureux.

Et maintenant? La prochaine étape, c'est la Fête de la Musique, qui aura lieu l'après-midi du dimanche 21 juin à Buxerolles (Place de la Rue Albert Camus - sortez les GPS!) pour les Virouneux d'O Bourg. Et juste histoire de placer le jeu de mots : pour la fête de la musique, faites de la musique ^^. Même Facebook fête la musique avec les Virouneux.

Voilà, ça, c'est fait... Et comme il y a quelques Virouneux qui passent de temps en temps par ici, vous pourrez remarquer l'apparition d'un nouvel album photo consacré exclusivement aux spectacles des Virouneux : toutes les photos sont les bienvenues, et l'album se développe au fur et à mesure que je cueille des photos. Il y en a un bon paquet ici, chez Flickr : c'est une jeune photographe américaine qui a pris quelques kilos de photos le jour du spectacle "Du Blé au Pain" l'été dernier à Bonneuil-Matours.

A dimanche ! Adishatz !

 

12 juin 2009

Feu de St Jean

P1020090
            

Demain soir, les Virouneux feront un feu grandiose pour la fête de la St-Jean. On jouera plein de musique, on chantera et on dansera jusqu'au bout de la nuit : c'est une scène à l'extérieur, donc il faudra amener de quoi se couvrir, car on a eu froid l'année dernière ! Il y aura un instrument de moins que l'an passé, car la violiniste a arrêté la musique, mais je pense que ça devrait péter. En général, autour de 23h - minuit, le feu de St Jean est allumé et tout le monde danse autour du feu. Ensuite, la musique et la danse reprennent, les jeux anciens se renouvellent et la fête continue.

               

Ci-dessous, quelques images de l'année dernière.
          

         

P1020044
          
P1020055     P1020056
            
P1020047     P1020045     P1020046
            
P1020057     P1020073
          
P1020083
                     

11 juin 2009

Tout un parcours.

Carnaval_de_Lanz
            

De belles partitions pour agrémenter une journée peu ensoleillée : d'abord le Carnaval de Lanz, que je suis en train de travailler en ce moment. C'est une mélodie que j'ai entendue pour la première fois lors de la visite des Seuvetons de Béarn à Buxerolles pour la fête des Provinces Françaises et les 30 ans des Virouneux d'O Bourg : un flûtiste équipé d'une flûte béarnaise à trois trous (c'est notamment le luthier Omblatte qui fait ça, si j'ai bien compris) jouait cette belle mélodie à la fin de la soirée passée entre musiciens et danseurs. Il faisait ça avec une aisance absolument terrible, ça m'a épatée ^^. Ils étaient deux flûtistes en possession de la fameuse flûte à trois trous, et la particularité de cette flûte, c'est qu'elle se tient à une seule main, ce qui libère l'autre main pour taper sur une percussion. Les notes sont modulables par le souffle : chaque combinaison de doigts donne une note qui se transforme par le souffle en une série d'harmoniques. Par exemple, le do se transforme avec la variation du souffle en mi, sol, do à l'octave, mi aigu, sol aigu. Idem pour toutes les autres notes. C'est une série monstrueuse de combinaisons à apprendre par coeur, c'est beau, j'adore.
            

Fl_te___trois_trous
Flûtes à trois trous

             

Et puis Miz Kerzu, qui est une mélodie d'une beauté hors pair lorsqu'elle est jouée à deux voix. Miz Kerzu a fait l'objet d'un enregistrement à la guitare et à la flûte il y a un peu plus d'un mois, et je me souviens qu'à la sortie de cet enregistrement dans les bacs, j'en avais été très insatisfaite pour deux raisons. La première raison était le craquement de la flûte au mauvais moment : elle n'a jamais aimé les suraigus, et me le fait savoir avec insistance dès que je tente de rouvrir les négociations. La deuxième raison était mon orchestration personnelle : j'avais dans la tête un schéma de première-voix et de deuxième-voix que je voulais appliquer sur le morceau, qui serait alors joué un nombre défini de fois. J'ai négocié avec Partenaire, et le morceau fut joué le nombre de fois en question. Mais mon schéma a fait faillite peu avant la fin : je me suis trompée dans les voix, je n'étais pas satisfaite de ma prestation. Le craquement de la flûte a été réparé avec soin et délicatesse, mais l'inversion des voix n'a pu être corrigée et me hante à ce jour. C'est pour cela que je ne suis pas contente de cet enregistrement, même s'il est très beau en lui-même, et même s'il paraît impeccable à une oreille étrangère.

            

Miz_Kerzu_calligraphie

             

Un autre enregistrement que j'aime beaucoup est celui de Rose of Rabbit, c'est une mazurka irlandaise du plus bel effet. Très soigneusement jouée, car pas toujours évidente dans les enchaînements des notes, elle est enchantante. Elle n'a pour l'instant qu'une voix principale : il y en aurait peut-être une deuxième à trouver, mais j'aurais trop peur de gâcher l'enregistrement. La flûte n'a pas osé craquer : elle retourne à ses racines, c'est une flûte allemande jouée par une demoiselle anglaise, elle n'ose plus craquer lors des morceaux à tessiture moyenne, plutôt au contraire. Elle s'en amuse, elle s'éclate, elle se décuple en une explosion de son et de voix, nourrie à l'amour et à l'eau fraîche.
               

Rose_of_Rabbit__mazurka_
               

Et enfin, une partition bretonne, une andro hanter-dro. J'avoue tout de suite que je n'ai aucune idée de la manière dont cette musique se joue réellement... et d'une certaine manière, ça m'arrange, car ça me laisse une liberté supplémentaire. J'aime cette musique, j'aime la manière dont elle se présente. Je peux varier le tempo, je peux aller vite ou lentement comme ça m'arrange : pour moi, la deuxième partie se joue rapidement, et la première est sujette à variations : d'abord lentement, puis en accélérant, je trouve ça beau. Mais comme le diront ceux qui ont déjà joué de la musique avec moi, je suis difficile à suivre quand je m'emballe. Et là, cette musique m'embarque dans un tourbillon de doubles-croches, je m'envole avec elle, on se serre de plus en plus fort et on s'enroule l'une autour de l'autre pour ne pas se perdre dans l'orage, car je ne veux pas la perdre, j'y tiens, et elle tient à moi, on s'entend et on s'aime... j'avais prévenu que j'étais difficile à suivre quand je m'emballais ^^.

                

Andro_hanterdro_Klamm

             

Tous ceux qui se voient en photo ou qui s'entendent par le biais d'un enregistrement s'accordent pour dire qu'ils n'aiment pas leur image ou leur voix, ou bien qu'ils auraient pu faire mieux. Les artistes qui font des expositions sont rarement contents à cent pour cent de leurs tableaux, sinon ils ne les exposeraient pas, ils les garderaient pour eux. On n'expose que ce au sujet de quoi on ne craint pas la critique, qu'on dit. Difficile à affirmer, car tout artiste qui vaut son poids en pain de mie expliquera volontiers que chaque tableau renferme une petite partie du coeur de l'artiste, chaque morceau joué et enregistré exploite et modifie une partie du coeur du musicien. Le musicien évolue avec les morceaux qu'il joue, il en est dépendant, c'est une drogue qui comme toute drogue finit par modifier son organisme.
               
Je me souviens difficilement d'une Emily sans instrument dans les mains : comme beaucoup d'enfants dans les années 80, j'ai reçu en cadeau un harmonica orange avec huit petits trous de rien du tout et un xylophone de toutes les couleurs qui émettait un octave composé de notes plus fausses les unes que les autres. Le premier instrument "sérieux", ça a été un violon d'étude et quatre ans de cours avec le professeur qui allait avec. De nombreux livres et deux examens plus tard, j'étais contente d'abandonner le violon à mon arrivée en France en 1997. Le premier cadeau que m'a offert la France était un apprentissage de flûte à bec avec une classe de gamins de 12 ans : la première semaine, on a étudié le sol, et la deuxième semaine, le la. Infernalement long. Donc mes parents ont fait l'acquisition d'une méthode de flûte à bec dénommée Abracadabra : au bout de deux mois, j'avais un niveau suffisamment correct pour entrer dans le groupe des troisièmes... maintenant, j'en rigole, c'est ridicule, mais à l'époque, une petite gamine de sixième qui parlait à peine le français et qui était entrée dans un groupe composée d'adolescents de 15 ans, c'était un beau symbole : la musique comme langue internationale, comme qui dirait.
            
J'ai eu un professeur de flûte à bec anglais nommé Geoffrey, barbu et avec les yeux bleus pétillants, je me souviens d'une mélodie du compositeur italien Marcello qu'il me faisait jouer. Son objectif, c'était que je joue la mélodie mieux que lui. Je n'ai jamais réussi - j'essaie encore de temps en temps, car j'ai conservé l'enregistrement sur une disquette - mais c'était la première (et la seule) fois qu'un professeur me disait une chose pareille.
               
J'ai eu un professeur de piano nommé Michel, un français qui était avant tout accordéoniste et qui enseignait le piano pour arrondir ses fins de mois entre deux bals musette. J'en étais folle amoureuse, au point d'enlever à la pince à épiler les petits poils fins qui poussaient sur mes doigts pour paraître impeccable devant lui. L'insouciance des gamines de 14 ans... Il était génial comme professeur, et je n'ai jamais su s'il s'était rendu compte du fait que je ne déchiffrais pas les partitions de main gauche : je lui demandais de jouer le morceau, et je mémorisais la position de ses doigts. Chose qui n'était pas terriblement maline, car maintenant, j'aimerais bien avoir plus d'aisance pour la déchiffrer, cette clé de fa.
               
J'ai eu un nouveau professeur de violon, après toutes ces années. J'avais arrêté le violon à mon arrivée en France avec l'excuse officielle de ne pas avoir trouvé un professeur qui parlait anglais, sachant que je ne parlais absolument pas le français. Plusieurs concerts de musique classique m'avaient pourtant donné l'envie de me remettre au violon, et quand je finis par trouver une professeur - deux ans et une bonne maîtrise de la langue française plus tard - elle était anglaise. Elle s'appelait Cathy, ou Kelly, un nom comme ça, et elle avait les cheveux courts.
                
Puis ça a été le conservatoire... une aventure merveilleuse, que j'aimerais bien renouveler. J'y ai été prise en flûte à bec, car il a fallu choisir entre les instruments : la liste d'attente pour les cours de piano s'allongeait à vue d'oeil, et j'aimais mieux jouer avec des gens de mon âge qu'avec des enfants de cinq ans, et vu le niveau que j'avais en matière de violon, il valait mieux prendre la flûte.
            
On dit beaucoup de bien du conservatoire. Mais à la sortie de ces institutions, lorsqu'on intègre le monde des groupes folk, un passage au conservatoire vous transforme en bête de foire : là où tout le monde apprend les morceaux d'oreille et joue à l'unisson, le conservatorien, lui, déchiffre les partitions, imagine et écrit des voix supplémentaires, écrit des partitions, prend la dictée et orchestre ses morceaux de manière à mettre chaque instrument en valeur. Il fait un peu peur aux gens, ce conservatorien, car ils se disent qu'il va vouloir tout révolutionner, tout casser, tout reprendre à zéro, injecter de la rigueur dans les répétitions, qu'on ne pourra plus s'amuser comme avant. Alors que souvent, tout ce qu'il veut, c'est être accepté pour ce qu'il est : un musicien comme les autres.
               

28 mai 2009

Dents sensibles ?

P1020453
             

"Une corde qui tressaille, un son qui s'ébranle, frémit et se déplie dans l'espace : voici que tout à coup le violon se met à chanter. Cette voix, c'est sa voix, mais c'est aussi la mienne, chaude et vibrante, à la fois riche et dépouillée.
          
"Je me souviens que, lorsque j'ai joué pour la première fois du violon, je ne pensais qu'à une chose, j'étais animé par une seule urgence : quand serai-je capable de vibrer ? Cette idée a guidé mes pas dans la conquête de l'harmonie, sous la forme de cet accord profond et constant qui unit l'homme et son violon et, par là même, qui le relie aux autres hommes et le rapproche du monde.
               
"Objet de mon amour et prolongement de mes membres supérieurs, le violon est un corps vibrant que je possède et qui me possède, que j'étreins avec délicatesse, veillant à n'étouffer aucune des vibrations que son archet suscite.
Il déroule le fil d'une alliance magique entre plusieurs royaumes : celui de l'ouïe, celui de la vue et celui du toucher. Car la recherche du son le plus achevé a conduit les luthiers du passé à façonner l'un des plus beaux instruments que l'oeil puisse contempler. Et le velours de ses fibres donne à celui qui les effleure un bonheur d'une profonde sensualité. Par le violon, une même idée de la perfection et de la beauté a transcendé la matière et le son.
               
"La communication ne se fait pas seulement dans la parole : la voix du violon est si riche en possibilités qu'elle excède largement l'échange des signes du langage parlé. Les nuances, les inflexions, les subtilités qui naissent entre ses quatre cordes sont aussi nombreuses que les gouttes d'eau dans l'océan. Le violon répond au moindre souffle, au plus petit accent de celui qui le joue. Il enregistre les élans ou les retenues les plus infimes, se prêtant à toutes les métamorphoses, de la mélancolie à la fureur, de la sérénité à la jubilation, du recueillement à l'effervescence. La palette de ses couleurs est aussi vaste que celle du peintre.
          
"C'est l'univers diapré de cet instrument multiple, le long périple qui le mène des peuples primitifs aux salons cultivés, du bois à l'objet sculpté, du vide à la vibration que je vous invite à suivre en découvrant avec moi, au fil des mots et des images, la légende du violon."

Yehudi Menuhin, La Légende du Violon

                

P1020459

               

Encore plus capricieux que la flûte, qui déjà avait une légère tendance à donner du fil à retordre (cours de rattrapage), le violon n'accepte pas les erreurs. On dirait que l'archet qui passe maladroitement sur ses cordes le blesse en quelque sorte, car on l'entend pleurer.
            
Ce n'est pas non plus dire qu'on n'a pas le droit d'être débutant. Le violon n'exige pas un niveau phénoménalement élevé en matière de violon avant même qu'on ne le touche, et contrairement à la croyance populaire, ce n'est pas la lutherie du violon qui détermine son statut. Même au contraire : un violon d'étude acceptera moins d'erreurs qu'un beau violon, car le violon d'étude préférera craquer, chouiner et tout faire pour décourager l'apprenti, alors que le beau violon fera de son mieux pour sonner juste, même attaqué sauvagement par un archet trop lourd ou trop léger. Ce n'est donc pas une question de niveau technique, mais plutôt une question de sensibilité : le violon est l'un des instruments les plus adaptables, mais il est également réputé difficile.
          
Lorsqu'on apprend à essayer de maîtriser un violon... violon qui ne se laisse pas toujours faire, il faut le préciser... les bruits qui peuvent en sortir rassurent tous ceux qui ont les dents solides. Il vaut mieux également ne pas avoir d'animaux domestiques en forme de chats à la maison, car ceux-ci ont une belle dent contre le violon. Une théorie voudrait que les chats ont une mémoire formelle du temps où leurs boyaux étaient tordus et tendus sur une touche d'ébène, puis passés sous les doigts des hommes manipulateurs, afin de procurer à l'oreille humaine un son qui lui était plaisant. Cette mémoire formelle les empêcherait à tout jamais d'apprécier le son d'un violon, car un tel son leur tordrait les boyaux, pour ainsi dire. Le bruit émanant d'un violon manié par un débutant fait peur, et c'est normal. Tel un professeur de classe préparatoire, le violon n'aime pas qu'on le dérange dans l'exercice de ses fonctions, et tentera d'effrayer un maximum de personnes dès le début de son apprentissage afin de réduire les risques de malmenage par la suite.
         
Il faut dire que le violon est un instrument reconnu et prestigieux, donc s'il y en a bien un qui peut se permettre de choisir la personne qu'il autorisera à lui adresser la parole, c'est lui. La flûte, quant à elle, n'a pas ce prestige-là : introduite de force dans les mains gluants de petits collégiens, elle est habituée à être maltraitée et daigne accorder un minimum de reconnaissance à celui qui lui donnera un répertoire plus habile à jouer. Le violon est plus hautain : comme le musicien diplômé du Conservatoire de Dijon qui se retrouve parachuté au milieu d'amateurs joueurs de bodhran, il sait qu'il mérite le respect, il a donné son CV à l'entrée et il se sait plus diplômé et de meilleure facture que les autres. En ce, le violon d'étude est tout aussi péteux que la copie d'instrument. Pour approcher un violon, comme pour dompter une cabrette, il faut se montrer humble et soucieux de ses erreurs. Le violon pardonne, mais n'oublie pas, et les erreurs inexcusées reviennent au galop lors du prochain concert ou du prochain spectacle, humiliant leur perpétrateur au passage.
          
Le violon s'adapte... ou pour être plus précis, c'est lui qui adapte celui qui tente d'en jouer. Il existe des violons plutôt orientés vers la musique folk, et d'autres qui ne souffrent d'être vus qu'en concert, accompagnés d'une jolie violiniste de noir vêtue. Il existe des violons électriques, des violons en plastique, des violons en métal, des violons en bois. Le son peut être rauque et perçant, ou sensuel et envoûtant. Tout dépend du destin du violon lui-même : ce n'est pas le joueur qui choisit. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est nommé "joueur" : en achetant "son" violon, il fait un pari sur l'avenir car il ne peut jamais être sûr de l'orientation que prendra l'instrument.

               

P1020455

             

Et pour le plaisir, un des plus beaux morceaux de musique classique - généralement joué au violon - que je connaisse. Il s'agit du Canon de Pachelbel : connu et archiconnu, mais d'une grande beauté et d'une grande sensibilité.
          
Wikipédia nous explique en anglais que Johann Pachelbel, connu principalement et presque uniquement pour son Canon, était un musicien allemand né et mort à Nuremberg (1er septembre 1653 – 3 mars 1706). Son père était négociant en vins. Il fit des études musicales à Altdorf et Ratisbonne, et fut élève de Johann Kaspar Kerll. Il occupa successivement des postes d'organiste et professeur dans plusieurs villes d'Allemagne centrale et méridionale : à la cathédrale Saint-Étienne (Stephansdom) de Vienne (1673), à Eisenach (1677), où il est lié d'amitié avec la famille Bach - il enseigne à Johann Christoph, le frère aîné de Jean-Sébastien, à Erfurt (1678), à Stuttgart (1690), à Gotha (1692), à Nuremberg (église Saint-Sébald) en 1695, où il reste jusqu'à la fin de sa vie. Pachelbel est à son époque un des compositeurs importants de l'Allemagne centrale et méridionale ; cette région est sous l'influence de l'Italie, beaucoup de ses musiciens ayant étudié avec Frescobaldi, Carissimi - c'est le cas de Kerll, son maître - ou les Gabrieli. Pachelbel est le principal maillon de la tradition qui relie Bach à ces modèles. Son œuvre, à l'harmonie simple et à la mélodie chantante, est d'un contrepoint un peu sévère.
         
Et pour vérifier par vous-mêmes le "contrepoint un peu sévère" qu'on trouve chez Pachelbel, voici un extrait célèbre de son oeuvre.

                

Canon_I

Canon_II

Canon_III

Canon_IV

Canon_V

Canon_VI

Canon_VII
                           

26 mai 2009

Le plus beau secret qu'une fille puisse avoir

P1020439
               
P1020438
                     
P1020442
                

Je vous présente ma nouvelle bêbête, mon secret, mon petit amoureux. Un violon de bonne famille, signé Jean-Baptiste Vuillaume, belle lutherie, couleurs chaudes... il a bien vécu, il a son passé et son expérience, et je reste persuadée qu'il contient quelque part en lui une partie de l'âme du violiniste précédent.

            

P1020451

P1020443     P1020446

P1020454     P1020455     P1020456

P1020453     P1020460

P1020459

                  

Il est particulièrement génial de penser que, quelle que soit l'époque, les hommes ont exprimé leurs passions et leurs émotions grâce à quatre cordes tendues sur quelques morceaux de bois équarris et polis. Les origines de cet instrument restent mystérieuses : l'on ignore qui a inventé le violon. Mais on connaît ses ancêtres : le nefer, un instrument à cordes et à fond bombé (semblable à notre mandoline) utilisé dans l'ancienne Egypte ; le ravanastron indien, probablement le premier instrument dont on pinçait les cordes avec un archet fait de bambou et de crins de cheval ; la lyre, grâce à laquelle Orphée charma les fauves en enfer, et le rabâb arabe. C'est au VIème siècle après Jésus-Christ que le cruth (crwth), un instrument à cordes qui accompagnait les chants religieux et profanes, est né en Europe. Au fil des siècles, cet instrument s'est souvent modifié et a changé de nom et de forme tout en restant présent dans la culture musicale et dans la poésie. Au Moyen-Âge, il prit le nom de "rebec" (XIII - XIVème siècles), puis on l'appela "lyre à cordes", "gigue" (XIV - XVIIme siècles) et enfin "vièle d'archet". De là à prendre le nom de "viole", le pas fut vite franchi. La viole régna jusqu'à la moitié du XVIIème siècle. On en jouait en la maintenant entre les jambes et on l'appelait "baryton", "viola pomposa" ou "viole de gambe" ; mais par la suite, on la tint contre soi et elle prit le nom de "viole de bras" et de "viole d'amour" (c'est beau !). Un mystère demeure cependant : comment établir avec certitude le passage de la viole au violon? Qui eut l'idée d'affiner cet instrument? Ce fut peut-être Andrea Amati (1505 - 1580), ou Pellegrino de Montichiari, originaire de Brescia (1500 - 1600), ou bien le milanais Testori, ou encore Gaspard Bertolotti, luthier à Salo (1542 - 1609).
             

Nefer                   Lyre
                            Nefer égyptien                                                                                                  Lyre

Ravanastron

Ravanastron indien
                   

Rab_b
Rabâb arabe

             

La légende raconte que la viole, se regardant un jour dans un miroir, rougit de sa gaucherie. Attristée, elle chanta sa peine et en mourut ; et c'est de ce chant plaintif que naquit le violon.

 

P1020448
Une partition simple mais une jolie musique, c'est ce que je travaille en ce moment
(oui, avec les petits chiffres sous les notes... faut bien commencer quelque part!)

                        

Posté par calligraphy à 15:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

19 mai 2009

Facebook - le retour !

                  

Plus qu'un simple "groupe" sur Facebook, les Virouneux disposent maintenant de leur propre page.
               
Pour devenir fan des Virouneux (recommandé par Windows), c'est ici
(http://www.facebook.com/group.php?gid=76207423863&ref=nf#/pages/Les-Virouneux-dO-Bourg/79639904389?ref=nf)
                
Vous y trouverez le calendrier des prochaines manifestations, quelques kilos de photos, et bientôt des partitions... faut que j'y pense ^^.
             
Voilà, bisous !

Posté par calligraphy à 12:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

11 mai 2009

Jalousie

Lous_Lanusquets
            

Au sud de la France, entre le festival Intervilles de Mont-de-Marsan et la Féria de Dax, il y a un petit village nommé Bégaar. C'est là que vous trouverez de drôles de gens montés sur des grands bouts de bois. 20 échassiers, 20 danseuses au sol, 6 musiciens (visiblement de l'accordéon et de la flûte à bec entre autres... ça va bien ensemble, ça, c'est pratique ^^), 7 drôles et 31 personnes qui n'ont jamais leur nom sur l'affiche mais qui font les trois-quarts du boulot : je vous présente lous Lanusquets.

         

Lous_Lanusquets_II

         

A un mètre dix du sol, ce ne sont pas des enfants de dix ans mais des vrais échassiers. Défilés, spectacles, animations et ateliers d'échasses, fêtes, foires, marchés, festivals, mariages et bien d'autres font partie des spectacles aussi vivants et variés que captivants pour un public exigeant.
            
Pourquoi des échasses? Leur site nous explique que depuis les temps les plus anciens, les bergers landais tentent de se surélever afin de se protéger de l'humidité. L'infante Marie-Thérèse, l'Impératrice Joséphine, Napoléon III furent tous trois accompagnés dans leurs traversées et voyages divers par des hommes montés sur échasses, ce qui était également pratique pour faire des haies d'honneur et accueillir en pompe et circonstance certaines personnes. A partir de 1850, la disparition des troupeaux et des bergers sur échasses ont relégué la pratique des échasses au folklore, et le premier groupe d'échassiers landais date d'avant la deuxième guerre mondiale, se développant davantage une fois les combats terminés car trop voyant parmi les tranchées.

Les musiciens ont l'air gentils comme tout. Là où la Kerlen er Bleù présentait uniquement des mâles parmi leurs musiciens, lous Lanusquets n'ont qu'un musiqueux parmi cinq demoiselles. Les Virouneux, à titre de comparaison, comprennent à première vue trois musiqueuses pour deux musiqueux. Mais si on multiplie par le nombre d'instruments... un vielleux, un accordéoniste, un guitariste et un cabrettaïre fou chez ces messieurs ; une vielleuse, une accordéoniste, une flûtabecquiste soprane, une flûtabecquiste alto, une flûtabecquiste ténor et une flûtabecquiste sopranine chez ces chères dames... rien à faire, les nanas ont (et auront, mais ceci est une autre histoire) toujours le pouvoir, désolée.
         
Les gentilhommes sur les échasses, les donzelles au sol, lous Lanusquets présentent des danses mêlant agilité, équilibre et vitesse dans un tourbillon de couleurs. Ca risque d'être assez spectaculaire... et c'est chez nous le 31 mai.
          

Lous_Lanusquets_IV

Les droits des photos sont réservés, donc je cite mes sources : http://www.lanusquets.org/images/Photo%20groupe/index.html

 

10 mai 2009

Les Virouneux

J'ai découvert il y a quelque temps le site d'un des groupes qui viendra se mélanger avec nous lors de la fête du 30ème anniversaire des Virouneux : il s'agit des Seuvetons béarnais.

       

Leur site est un blog, mais il est écrit avec un trait d'humour que j'apprécie beaucoup et qui me confie le genre de jalousie qu'on éprouve à ne pas avoir pensé à une chose donnée avant. Donc, ça vaut le coup.

       
Qu'est-ce qu'un Seuveton? Ils vous le diront mieux que moi, donc on les écoute.
       
Caractéristiques générales : c’est un être humain dont le territoire se limite à quelques encablures de Lasseube. Il a un aspect typiquement humain : son sexe est masculin ou féminin, sa taille et son poids soumis à variation en raison de son goût plus ou moins prononcé pour la Garbure. Sa durée de vie semble être longue puisque les spécialistes s’accordent à reconnaître que même les plus âgés ont autant de vitalité et de vaillance que les cadets. Enfin, pour pouvoir le distinguer sûrement, on peut affirmer qu’il a le faciès caractéristiques des habitants du Sud-Ouest : il est racé ! Il adore sa famille et d’avril à mai, il vit en tribu. Jamais nu, il est souvent affublé de costumes originaux.
Tous les scientifiques qui ont étudié les fonctions de son corps, émettent le diagnostic suivant : l’homme descend du singe, le Seuveton aussi. Il en garde seulement l’agilité : ses pieds et ses jambes lui servent à danser et à accomplir des sauts traditionnels ; ses mains, outre le rôle de pince pour tenir un verre de Jurançon, jouent de divers instruments comme le violon, l’accordéon, la flûte, les percussions, la guitare ; sa bouche, organe très précieux pour chanter, émet des voix basses, hautes ou intermédiaires et sert à parler un dialecte rare. Son cerveau est un très savant mélange du passé, de présent et d’avenir ; certains s’accordent à penser qu’il est toujours en fusion, d’où l’origine du béret que beaucoup portent pour préserver les autres de la chaleur très importante qui se dégage de leur boîte osseuse. Pour les profanes, c’est en gros le système de l’alambic.
Aucune étude pour le moment ne permet de préciser le rôle de certains de ses autres organes, mais on pense par exemple qu’il arrive à se reproduire (une soixantaine de petits dans la tribu, surnommés les Passerons).
Il n’émigre pas et au stade actuel des recherches, on constate qu’il délimite son territoire à Lasseube. Le Chef Seuveton établit le camp fermement et apparemment pour des millénaires dans ce village. Cette thèse s’appuyant sur l’étude de la construction en matériaux modernes de la hutte commune, appelés par nous ethnologues, Préfabriqué.

                  
Source : http://seuvetons.blogspot.com/

               
Et des Virouneux, alors... qu'est-ce que ça pourrait donner?
            
Le Virounal est une espèce rare mais qui arrive à maintenir dans son espèce un nombre à peu près constant : ils sont nés 80 et mourront 80. D'aspect typiquement humain, son sexe est masculin ou féminin, son poids variable en raison de son goût plus ou moins prononcé pour le farci poitevin. Sa durée de vie n'est pas encore connue, car les plus âgés de la tribu ont actuellement une soixantaine d'années, mais il est clair que la vigueur et la rapidité ne diminuent pas avec l'âge. Peu caractérisable, on ne le reconnaîtra qu'à son costume et/ou à sa culotte fendue.

La tribu n'émigre pas, mais accueille régulièrement des arrivages d'ailleurs. C'est ainsi que sur un échantillon réduit de cinq Virouneux, les scientifiques ont pu constater par analyses topologiques la présence d'une Parisienne, d'une Anglaise et d'un Auvergnat. Leur présence s'explique par le droit fondamental qui réunit les Virouneux : point de droit du sol, il sera accordé davantage d'importance au pur talent. Le Chef Virouneux a délimité le territoire de base de la tribu à Buxerolles et ses environs, mais tels des brebis galeuses ou des enfants turbulents, les membres de ladite tribu repoussent sans arrêt les barrières fixées par le vilain Chef afin d'explorer sans cesse de nouveaux pâturages. Mais le Virounal est casanier : il ne se sentent réellement bien que chez lui, et c'est pour cette raison-là que les manifestations virouneuses à domicile sont les plus spectaculaires.

Il a été observé parmi les Virouneux une tendance aigüe à la reproduction intra-tribu, dont témoigne la présence insistante de conjoints, d'enfants, de cousins, de beaux-frères et de nièces au sein du clan. Les scientifiques n'ont pas encore réussi à déterminer le nombre exact de familles et de fratries, car la définition même de la fratrie prend un sens nouveau en présence des Virouneux. Ils sont très attachés entre eux, et leurs moindres rencontres donnent lieu à de nombreux bisous et accolades.

Le Virounal peut se déplacer seul comme en groupe, et on observe à l'intérieur de la tribu la formation de groupes de taille réduite. Les liens familiaux en sont apparemment la première cause, mais il a été constaté la présence d'affinités personnelles et professionnelles pouvant reposer sur l'amitié, l'amour, la danse ou la musique. Lorsque la Musique joue, il est fréquent que se forment des couples temporaires unis sous l'oeil bienveillant de la Danse. En-dehors des réunions habituelles de tout ou partie de la peuplade, il est ainsi fréquent que certains Virouneux se retrouvent.

 

J'ai essayé ! Enfin. Comme je vous disais l'autre jour, les Virouneux ont étendu leur contrée à Facebook, le lien se situe ci-dessous. Et sinon, les préparatifs du trentième anniversaire vont bon train : les répétitions s'enchaînent, les niveaux s'affirment et s'améliorent, les modifications se font plus rares, et la bonne humeur due au travail bien fait se réinstalle petit à petit.

Bonne journée !

09 mai 2009

EVENEMENT MONDIAL

ATTENTION
(roulement de tambour...)
      
EVENEMENT
(deuxième roulement de tambour...)
       
LES VIROUNEUX D'O BOURG SONT SUR FACEBOOK
   
C'est ici que ça se passe.
(http://www.facebook.com/home.php?ref=home#/group.php?gid=76207423863&ref=nf)
          
Sur la page Facebook nouvellement créée des Virouneux d'O Bourg, vous trouverez :

  • les actualités du groupe
  • le calendrier des prochaines manifestations et des prochains spectacles
  • des photos des danseurs et des musiciens
  • des affiches et des dépliants
  • et peut-être un peu de musique, dès que j'aurai trouvé comment on fait ^^.

 

Bonne journée!