Musiqueux_d_linquants
             

On dit bien que le gentleman, c'est celui qui sait jouer du banjo... mais ne le fait pas. Et s'il en était de même pour l'accordéon ?

            

Instrument traditionnel par excellence, Wikipédia nous explique que l'accordéon est un "instrument polyphonique à clavier, utilisant des anches libres excitées par le vent variable d'un soufflet actionné par le musicien". Soit. Il a reçu pas mal de noms d'emprunt en son temps : piano du pauvre, piano à bretelles, boîte à frisson, branle-poumons, boîte à chagrin, soufflet à punaises, dépliant, calculette prétentieuse, boîte à soufflets et boîte du diable (faut régler ça avec les mecs de la Basse-Bretagne : on dit boest an diaoul là-bas !).
            
Le 7 mai 1829, l'Arménien de Vienne Cyrill Demian dépose le brevet de l'"accordion" avec ses fils Carl et Guido. Un mois et demi plus tard, Charles Wheatstone dépose lui aussi un brevet à Londres pour un "symphonium" (prémisses du futur concertina dont le brevet attendra le 8 février 1844). En 1863, Paolo Soprani fonde la première industrie de l'accordéon - fisarmonica - à Castelfidardo, qui est considéré (avec Stradella) comme le berceau mondial de la boîte du diable. Castelfidardo héberge un musée international de l'accordéon et y organise chaque année un concours international.
            
En France, on retrouve principalement Cavagnolo de Lyon, Accordiola de Sarlat et Maugein Frères de Tulle, ainsi que Dedenis de Brive, qui a été pendant très longtemps le siège de la première industrie de l'accordéon en France. Outre ces petites fabriques, plusieurs luthiers français fabriquent des instruments sur mesure, principalement destinés aux musiques traditionnelles. C'est ce qui s'est passé à St Chartier, pour ceux qui retiennent ce que je vous raconte.